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UDI & étiquetage UDI Étiquetage MDR

Étiquetage UDI : ce que le MDR demande réellement, et comment le produire sans ressaisie

L'UDI n'est pas un code à ajouter sur une étiquette : c'est un système d'identifiants complémentaires, dont la partie production dépend de données qui naissent pendant la fabrication. Voici sa structure, les formats reconnus, et le point où les erreurs apparaissent.

15 min de lecture

La structure de l'UDI, et ce qui la fait changer

La plupart des malentendus viennent de là : on parle de « l'UDI » comme d'un identifiant unique, alors que c'est un assemblage dont chaque partie a une durée de vie différente. Une précision utile avant de lire le tableau : l'UDI apposé se compose de l'UDI-DI et de l'UDI-PI ; le Basic UDI-DI n'est pas un troisième étage du support, mais une clé documentaire située à côté.

ComposantCe qu'il identifieChange quand ?Sur l'étiquette ?
Basic UDI-DIUn groupe de dispositifs partageant destination, classe de risque et caractéristiques essentielles de conception et de fabricationLorsque ces caractéristiques communes changentNon — documentation et EUDAMED
UDI-DILe dispositif, à un niveau de conditionnement donnéLorsqu'un changement peut créer une mauvaise identification ou une ambiguïté de traçabilité — cas détaillés par MDCG 2018-1Oui
UDI-PIL'unité effectivement produiteLorsque l'un des identifiants de production applicables varie : lot, série, dates ou version logicielle selon le casOui

Synthèse à visée opérationnelle : elle ne remplace pas la lecture du règlement ni l'avis de votre référent affaires réglementaires.

Ce que porte concrètement l'UDI-PI

La composition dépend du dispositif : tous les éléments ne sont pas requis pour tous les produits.

Numéro de lot

Pour les dispositifs produits par lots. C'est l'élément qui rattache l'unité livrée à un dossier de fabrication.

Numéro de série

Pour les dispositifs sérialisés, où chaque unité est individuellement identifiée plutôt que rattachée à un lot.

Date de fabrication

Elle constitue l'UDI-PI lorsqu'elle est le seul identifiant de production figurant sur l'étiquette. Si un autre identifiant de production applicable y figure déjà — un numéro de lot, par exemple — son inclusion dans l'UDI-PI n'est pas systématiquement requise.

Date de péremption

Pour les dispositifs ayant une durée de conservation limitée. Elle doit être cohérente avec les données de production.

Version du logiciel

Pour les dispositifs qui sont un logiciel, ou dont un logiciel est un composant identifiable.

Formats et syntaxes : ce que le choix d'agence implique

Le règlement ne prescrit pas une technologie de code-barres. Il prescrit un résultat : lisible par machine, lisible par un humain, et conforme au système de l'entité d'attribution que vous avez adoptée. La Commission publie les formats AIDC et HRI propres à chaque entité : c'est à eux qu'il faut se référer, plutôt qu'à une idée générique de « code-barres » ou de « QR code ».

Agence d'attributionSystèmes de codification associésContexte d'usage courant
GS1GTIN pour l'UDI-DI, codes GS1-128 ou GS1 DataMatrix pour le supportLe plus répandu dans le dispositif médical ; fréquemment demandé dans les circuits hospitaliers
HIBCCSystème HIBCHistoriquement implanté chez certains fabricants, notamment en orthopédie et dentaire
ICCBBASystème ISBT 128Produits d'origine humaine : sang, tissus, cellules et dispositifs associés
IFA GmbHPPN, avec support Data MatrixContexte pharmaceutique allemand et dispositifs distribués via ces circuits

Avec GS1, les données sont structurées par des identifiants d'application qui précisent la nature de chaque champ encodé : (01) pour le GTIN, (10) pour le numéro de lot, (17) pour la date de péremption, (21) pour le numéro de série, (11) pour la date de fabrication. C'est cette structure qui permet à un lecteur, dans un service hospitalier, d'interpréter l'étiquette sans connaître votre nomenclature interne.

Là où les erreurs d'étiquetage apparaissent

Une erreur d'étiquetage UDI n'est presque jamais une erreur de compréhension du règlement. C'est une erreur de circulation de la donnée.

  1. La ressaisie manuelle du numéro de lotLe lot est écrit sur la fiche de production, puis retapé dans le logiciel d'étiquetage. Une inversion de deux chiffres suffit à rendre le lot intraçable depuis l'extérieur.
  2. La date de péremption recalculée à la mainElle se déduit de la date de fabrication et de la durée de conservation. Calculée à part, elle finit par diverger des données du dossier de lot.
  3. Le gabarit d'étiquette qui vit dans un fichier localModifié sur un poste, il n'est pas modifié sur les autres. Deux séries du même produit sortent avec des étiquettes différentes.
  4. Le changement de conditionnement sans nouvel UDI-DIChaque niveau de conditionnement porte en principe son propre UDI-DI, à l'exception notamment des contenants d'expédition destinés à la seule logistique. C'est un oubli fréquent quand le conditionnement évolue sans passer par la qualité.
  5. Les numéros de lot attribués deux foisSans réservation centralisée des numéros, deux productions parallèles peuvent porter le même identifiant — et la traçabilité devient ambiguë.

Vérifier votre chaîne d'étiquetage UDI

Points à contrôler avant un audit, ou à demander à un éditeur pendant une démonstration.

  • L'UDI-PI est composé à partir des données réelles du lot, sans ressaisie
  • Les numéros de lot sont réservés en amont et ne peuvent pas être attribués deux fois
  • Les gabarits d'étiquettes sont centralisés, versionnés, et identiques sur tous les postes
  • Chaque niveau de conditionnement porte son propre UDI-DI, hors contenants d'expédition purement logistiques
  • Le support comporte à la fois la version lisible par machine (AIDC) et la version lisible par un humain (HRI), sous réserve des exceptions de l'annexe VI
  • Un contrôle de cohérence a lieu avant impression, pas après collage
  • La date de péremption est dérivée des données de production, pas saisie séparément
  • Les dispositifs sérialisés reçoivent un numéro de série unique et rattaché au lot
  • Le Basic UDI-DI est cohérent entre documentation technique, déclaration de conformité et fiche EUDAMED — et n'apparaît pas sur l'étiquette
  • Les enregistrements EUDAMED sont à jour : depuis le 28 mai 2026, l'usage du module UDI/dispositifs est obligatoire
  • Les échéances réglementaires sont vérifiées gamme par gamme et selon le règlement applicable (MDR ou IVDR), pas globalement
Avec Arianis

Générer l'étiquette depuis les données de production

Arianis produit les étiquettes à partir du lot lui-même : les identifiants de production ne transitent par aucun autre outil, donc aucune ressaisie n'a lieu.

  • Génération d'étiquettes et d'identifiants UDI configurables selon le système de votre entité d'attribution, en multi-format (codes-barres linéaires, DataMatrix, QR)
  • Pré-réservation des numéros de lot, pour éviter les doublons entre productions parallèles
  • Formats d'étiquettes personnalisés selon vos références produit et vos marchés
  • Sérialisation des unités conformes et gestion de l'emballage multi-niveaux
  • Conditionnement et libération des lots dans le même flux que la fabrication
  • Traçabilité conservée : depuis un identifiant imprimé, la généalogie complète du lot reste accessible
Interface du module Production Arianis : fiche de production avec pré-étiquetage et export du dossier de lot
Questions fréquentes

UDI et étiquetage : les questions qui reviennent

Quelle est la différence entre Basic UDI-DI, UDI-DI et UDI-PI ?
Le Basic UDI-DI est une clé documentaire : il regroupe les dispositifs partageant notamment la même destination, la même classe de risque et des caractéristiques essentielles communes de conception et de fabrication, et sert de référence dans la déclaration de conformité, les certificats, la documentation technique et EUDAMED. Il n'apparaît ni sur le dispositif ni sur son étiquette. L'UDI-DI identifie le dispositif à un niveau de conditionnement donné et figure, lui, sur l'étiquette. L'UDI-PI identifie l'unité effectivement produite, à partir des identifiants de production applicables : lot, numéro de série, version logicielle, date de fabrication ou de péremption selon le cas.
Quelles agences d'attribution sont reconnues par le MDR ?
La Commission européenne a désigné GS1, HIBCC, ICCBBA et IFA GmbH ; ces désignations ont été renouvelées en 2024 pour une durée de cinq ans, jusqu'au 27 juin 2029. Le fabricant choisit celle dont il adopte le système ; ce choix détermine la syntaxe des identifiants et les formats de support associés. Il est possible d'utiliser plusieurs systèmes, mais cela complique la gestion et l'audit.
Faut-il un code-barres, un QR code ou un DataMatrix pour l'UDI ?
Le règlement n'impose pas une technologie unique, mais le support doit respecter le système de l'entité d'attribution que vous avez adoptée : un symbole n'est pas « UDI » par nature, c'est son encodage selon ces règles qui le rend conforme. La Commission publie les formats AIDC et HRI correspondant à chaque entité d'attribution — ce sont eux qui font référence. En pratique, les fabricants utilisant GS1 emploient un GS1-128 linéaire, ou un GS1 DataMatrix quand la surface d'étiquette est réduite. Le choix se fait ensuite selon l'espace disponible, les contraintes de lecture et les attentes de vos clients hospitaliers.
À quelle échéance le support UDI doit-il figurer sur l'étiquette ?
Pour les dispositifs relevant du MDR, l'essentiel de cet échelonnement est déjà derrière nous. L'obligation d'apposer le support UDI sur l'étiquette a concerné d'abord les dispositifs implantables et de classe III, puis les classes IIa et IIb, puis la classe I depuis le 26 mai 2025. Certaines échéances restent à venir, notamment le marquage direct de certains dispositifs réutilisables de classe I en 2027. Pour les dispositifs de diagnostic in vitro, les calendriers de l'IVDR sont distincts. Vérifiez donc l'échéance gamme par gamme, et selon le règlement dont relève chaque produit, plutôt que de retenir une date unique. État des obligations arrêté au 19 août 2026.
Un logiciel de gestion de production peut-il générer les étiquettes UDI ?
Oui. Les données qui composent l'UDI-PI — numéro de lot, numéro de série, date de fabrication ou de péremption selon le cas — sont déterminées pendant la production : générer l'étiquette à partir de ces données maîtrisées permet notamment de réduire les ressaisies, et donc une partie du risque d'erreur que l'UDI est censé limiter. Une solution d'étiquetage distincte peut également convenir, à condition que ses données sources, ses interfaces et ses contrôles soient maîtrisés.
Comment éviter les erreurs d'étiquetage UDI ?
En supprimant la ressaisie. Si l'étiquette est composée à partir des données de référence produit et des données réelles du lot, le risque d'écart entre ce qui a été fabriqué et ce qui est imprimé est fortement réduit. Des contrôles restent nécessaires sur les données sources, les règles de composition, le gabarit et le processus d'impression : un contrôle de cohérence avant impression et une réservation des numéros de lot en amont complètent le dispositif.
L'UDI remplace-t-il la traçabilité interne des lots ?
Non, il s'y raccorde. L'UDI est l'identification exposée vers l'extérieur : distributeurs, établissements de santé, autorités. La traçabilité interne reste ce qui vous permet de savoir, à partir d'un UDI-PI reçu en réclamation, quels composants et quels contrôles sont derrière. L'un sans l'autre ne suffit pas.
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